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Matériel

Filtres : lunaire, nébulaire, et surtout solaire

Un seul filtre est indispensable, et il est vital : celui qui permet de regarder le Soleil.

Sécurité. Un filtre solaire se place toujours DEVANT l’objectif de l’instrument, sur toute son ouverture, et il doit être certifié. Les petits filtres « Sun » à visser sur l’oculaire sont dangereux : placés là où la lumière est concentrée, ils peuvent se fendre sous la chaleur. N’en utilisez jamais, même fournis avec l’instrument.

Solaire
Pleine ouverture, norme ISO 12312-2 pour l’usage visuel
Fixation du solaire
Vis ou sangle : il ne doit pas pouvoir tomber
Lunaire
Gris neutre ou polarisant variable
Nébulaire
UHC d’abord ; utile à partir de 150 mm
Pas de vis
Celui du coulant de vos oculaires

Image de synthèse illustrant la catégorie d’objet, pas un produit. À droite : ce qu’il faut lire sur la fiche du vendeur.

À quoi ça sert

Le filtre solaire pleine ouverture bloque la quasi-totalité de la lumière et de la chaleur avant qu’elles n’entrent dans le tube. Il se présente en feuille montée sur une bague, ou en verre traité. On vérifie son intégrité avant chaque usage, face à une lampe, et on bouche ou filtre aussi le chercheur.

Les autres filtres se vissent à l’entrée de l’oculaire. Le filtre lunaire atténue l’éclat de la Lune dans les grands instruments. Les filtres nébulaires, UHC et OIII, ne laissent passer que les couleurs émises par certaines nébuleuses et assombrissent tout le reste : ils renforcent le contraste de ces objets-là, et d’eux seuls.

Les erreurs courantes

  • Utiliser un filtre solaire d’oculaire. C’est la seule erreur de cette liste qui coûte la vue.
  • Attendre d’un filtre « anti-pollution » qu’il rende les galaxies visibles en ville : il n’agit pas sur elles.
  • Les jeux de filtres colorés pour planètes, peu utiles avant des années de pratique.

Que chercher

Des catégories et des critères à vérifier sur la fiche du vendeur. Aucun modèle imposé, aucun prix qui serait faux dans quinze jours.

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Filtre solaire pleine ouverture

Observer les taches solaires ou une éclipse partielle avec des jumelles, une lunette ou un télescope.

Position
Devant l’objectif, jamais à l’oculaire
Norme
ISO 12312-2 pour l’usage visuel
Diamètre
Ajusté au tube, avec vis ou sangle de maintien

Inutile : et dangereux : tout filtre solaire qui se visse sur l’oculaire. La chaleur concentrée peut le fendre sans prévenir.

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Lunettes d’éclipse

Regarder une éclipse de Soleil à l’œil nu, du premier au dernier contact.

Norme
ISO 12312-2, marquage CE, fabricant identifié
État
Ni rayure, ni trou, ni pli
Quantité
Une paire par personne : on ne se les passe pas en marchant

Inutile : et dangereux derrière des jumelles ou un télescope : là, le filtre se place devant l’objectif.

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Filtre lunaire

Autour de la pleine Lune dans un instrument de 150 mm et plus, où l’éclat fatigue l’œil.

Type
Gris neutre ou polarisant variable
Montage
Vissant, au coulant de l’oculaire

Inutile : dans une lunette de 70 mm : la Lune n’y éblouit pas, il suffit de grossir davantage.

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Filtre nébulaire UHC ou OIII

Les nébuleuses à émission dans un instrument de 150 mm et plus, une fois le ciel profond pris en main.

Type
UHC pour commencer, OIII ensuite
Montage
Vissant, au coulant de l’oculaire

Inutile : sur les galaxies et les amas d’étoiles : il les assombrit autant que le fond du ciel.

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En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. Ces liens ouvrent une recherche et non une fiche produit : aucun modèle précis n’a été testé ici. Les photos sont des images de synthèse illustrant une catégorie d’objet, pas un produit ; les autres visuels sont des dessins.

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